Devant la cage qui emprisonné l’ours, ils avancèrent prudemment.
— Jin : …?a, c’est un ours ? Il fait trois fois ma taille…
— Tu peux le dire, répondit Duranne. J’ai perdu dix de mes hommes juste pour l’attraper. Mais ?a en valait la peine.
Il ricana.
— T’as eu de la chance de ne pas tomber sur une de ces bêtes dans la forêt. Sinon, tu aurais regretté d’être né, ha ha !
— Ouf… murmura Jin. Si j’avais continué à errer dans la forêt, j’étais s?r de tomber sur un monstre pareil… ou pire.
(Et dire que je ne sais même pas encore utiliser ma compétence…)
— Il va faire nuit, reprit Duranne. Demain, on quitte la forêt. Repose-toi, une rude journée nous attend.
Le lendemain matin
— Préparez les montures !
Jin observa les animaux devant lui.
— C’est quoi ces montures… des autruches géantes ?
— T’as jamais vu de Yune ? répondit un brigand.
— Elles sont super rapides. Elles dépassent la plupart des montures classiques.
— En route ! lan?a Duranne. On a encore du chemin avant d’atteindre la ville de Brude. On passera d’abord par notre repaire, puis on ira vendre le monstre au marché noir de Brude.
Parmi les quatre chariots en mouvement, Jin était installé dans l’un d’eux.
Deux jours s’écoulèrent.
Repaire des brigands – quelque part avant Brude
— On se repose ici et on repart demain, dit un brigand.
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— Et n’essaie même pas de t’enfuir.
— Ne t’inquiète pas, répondit Jin avec un sourire forcé. Je suis des v?tres maintenant.
(Pour l’instant… arrivé en ville, je me tire et je vous balance tous aux gardes.)
Le pire dans tout ?a, c’est que pendant ces deux jours, Jin avait essayé d’utiliser sa compétence… sans succès.
— Rien. Zéro. Nada.
— Par contre, j’ai appris qu’il existe des classes dans ce monde.
Il soupira.
— Je me demande je suis de quelle classe…
— J’aurais bien aimé voir un peu de magie, mais rien d’incroyable pendant le trajet. Je suis un peu dé?u.
— Arrivé en ville, je m’inscris à la guilde des aventuriers. Peut-être que là-bas, mes stats appara?tront correctement.
Il regarda autour de lui.
— En attendant… qu’est-ce que je fais ?
— Ils ont tous l’air de me détester. Leurs regards en disent long.
Il se leva.
— Je vais faire le tour du repaire…
— Et puis, si jamais je balance l’emplacement de leur base… y a peut-être une récompense.
Plus loin, il entendit une discussion.
— Vous êtes s?rs pour le gars qu’on a capturé près de la Vallée des Maudits ?
— Tu parles de Jin ? répondit Duranne.
— Il conna?t même pas la région, il pose des questions bizarres… il a l’air paumé.
— Dans le pire des cas, on le vendra au marché noir.
— (Génial…) pensa Jin.
à l’intérieur du repaire
Jin marchait sans but précis.
— Bon… voyons voir…
Il s’arrêta devant une pièce étrangement intacte comparée aux autres.
— Cette pièce… elle est trop propre.
— ?a doit être celle du chef.
Il glissa légèrement.
— Oups… j’ai glissé… par accident…
Il entra.
— Oh… waouh.
Des bijoux, des sacs, des objets précieux.
— Il a amassé pas mal de choses…
— Prendre un ou deux trucs, c’est pas vraiment voler… c’est de l’acquisition stratégique.
Il se retint.
— Bon, faut pas abuser non plus…
Son regard fut attiré par un objet posé à part.
— Un collier…
— On dirait un collier d’esclavage… comme dans les animés que je regardais.
Mais quelque chose semblait différent.
— Hmm…
Une voix derrière lui gla?a l’air.
— Tu es fasciné par cet objet ?
Jin se retourna lentement.
— D-Duranne…
— C’est un artefact, reprit le chef. Je ne sais pas comment il fonctionne.
Il plissa les yeux.
— Mais toi… on dirait que tu t’y connais.
— (Donc l’esclavage existe… mais ils utilisent une magie appelée “Entrave”, pas des colliers.)
— (Ils ne savent même pas ce que c’est…)
— La vraie question, continua Duranne en dégainant son épée, c’est :
— Que faisais-tu dans mon bureau ?
— Personne n’entre ici sans ma permission.
— Les gars avaient raison… tu es suspect.
— J’aurais préféré te vendre… mais maintenant tu sais trop de choses.
— Attendez ! C’est un malentendu ! cria Jin.
— Je cherchais les toilettes ! Et je me suis perdu !
— Tes dernières paroles.
BOUM !
Une explosion retentit dehors.
Le sol trembla violemment.
Un brigand entra en courant, essoufflé.
— CHEF !
— ON EST ATTAQUéS !

